L'économie de l'île | Antafondro Lodge Madagascar

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L'économie de l'île

Le tourisme n’est qu’à ses balbutiements, et pourtant, il constitue déjà le moteur de croissance de cette île située à quelques kilomètres à l’est de Madagascar. Le parfum du tourisme, qui s’est substitué à l’essence du girofle, devrait permettre à Sainte Marie de créer de nouveaux emplois et de développer de nouvelles activités notamment dans les domaines de l’agriculture et des services. Une quarantaine d’hôtels et de prestataires de loisirs se sont implantés à Sainte Marie depuis le milieu des années 1990, et quelques nouveaux projets hôteliers et touristiques sont en gestation. Le grand défi des autorités locales et des promoteurs de la destination est aujourd’hui de faire en sorte que le développement du tourisme s’intègre dans l’économie globale de Sainte Marie. L’essor du tourisme doit se répercuter sur le niveau de vie de la population de l’île.

Quant à l’offre touristique, elle commence à se diversifier. Les structures d’hébergement vont des petits bungalows de un ravinala aux établissements trois étoiles aux normes occidentales. Les « grands » établissements sont pour la plupart tenus par des étrangers, mais les opérateurs locaux investissent davantage pour adapter leurs structures et leurs services aux exigences de la clientèle touristique internationale.  Les prestataires spécialisés sont aussi de plus en plus intéressés par le potentiel touristique de Sainte Marie. L’île compte aujourd’hui 5 clubs de pêche au gros et 4 centres de plongée. Mais l’activité la plus développée est sans nul doute l’observation des baleines à bosse qui offrent aux visiteurs un spectacle époustouflant  entre juin et octobre.

La pêche et la culture du girofle constituent toujours des sources de revenus pour une partie de la population de Sainte Marie. Mais les cyclones, en particulier celui de 1986, ont sérieusement mis à mal la filière girofle ainsi que d’autres cultures. L’Action Internationale Contre la Faim a alors été obligée d’intervenir sur l’île  entre 1988 et 1996. Quant à la pêche,  elle ne constitue qu’une activité de subsistance. Le fond de pêche de Sainte Marie est pourtant très riche et peut offrir des perspectives d’expansion à moyen terme. Une entreprise à capitaux étrangers est déjà sur ce créneau depuis quelques années et pourrait servir d’exemple à d’autres investisseurs. Mais les aspects environnementaux revêtent aussi une importance particulière dans la mesure où la dégradation des fonds marins constitue déjà une source d’inquiétude pour les autorités et les organismes non gouvernementaux opérant à Madagascar.

Pour mieux assurer la sécurité alimentaire des Saint-mariens, ceux qui connaissent bien l’économie de l’île soutiennent qu’il faudrait penser à l’aménagement et à la viabilisation de la plaine rizicole d’Ambohidena qui s’étend sur plus de 400 ha. Les possibilités de cultures maraîchères ou d’arbres fruitiers, de petit élevage sont également à exploiter. A court terme, ils pourront subvenir aux besoins des habitants mais surtout des hôtels et restaurants qui jusqu’à maintenant importent l’essentiel des produits de la Grande Terre.

Au niveau des infrastructures de base, Sainte Marie doit encore fournir de gros efforts pour se mettre aux normes. Pour l’instant, le réseau routier n’est bitumé qu’à moins de 10%, de nombreux bâtiments administratifs doivent être rénovés, le principal marché d’Ambodifotatra doit être refait et le petit port de plaisance devrait être plus fonctionnel et surtout plus accueillant. En outre, à l’instar d’autres régions de Madagascar, le réseau d’électricité est encore loin de satisfaire les usagers. La plupart des hôteliers doivent recourir aux coûteux groupes électrogènes et à d’autres sources d’énergie pour faire fonctionner leurs établissements. A signaler enfin que l’aéroport de Sainte Marie ne peut pour l’instant accueillir que des moyens porteurs de type ATR.